Né au Burundi, dans un pays où la beauté des collines n’a d’égale que la profondeur des blessures, B. Claude Ntahuga a fait de la Belgique sa terre d’adoption et de Bruxelles son port d’ancrage. Il a consacré sa vie professionnelle à ceux que l’histoire a fracassés : défenseur des droits humains, expert en communication et consultant international, il a travaillé en République démocratique du Congo, au Ghana, au Mali, en Afrique du Sud, au Tchad, en Uganda — partout où des sociétés tentent de se relever après le chaos.
Son premier roman ‘Le chant des rives’ s’ouvre à Bujumbura, en décembre 1994, dans la cour d’une veillée funèbre. Un regard suffit à faire basculer la vie de l’enfant : celui de Mohamed, autrefois presque un frère, qui ne voit soudain plus qu’un mot — Tutsi — prononcé comme une sentence. Pourtant, cet enfant n’avait jamais choisi d’être quoi que ce soit. Né d’un père Tutsi des hauteurs de Muramvya et d’une mère Hutu des collines de Kayanza, il avait grandi là où l’amour avait osé traverser la frontière invisible que l’histoire prétendait sceller.
Au fil d’une langue lyrique et incandescente, B. Claude Ntahuga remonte le cours d’une existence façonnée par les fractures de l’Afrique des Grands Lacs, pour dire au bout du chemin une vérité que rien n’a pu briser. C’est un récit haletant et profondément intime, mais c’est aussi — et c’est ce qui fait sa portée — une méditation universelle sur l’appartenance : que fait-on d’une identité qu’on n’a pas choisie ? Comment vit-on entre deux rives quand chacune vous somme de choisir ?
Catégorie : Romans
Editeur : MOFTAL
Date de sortie : 2026-06-02
Nombre de pages :
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Poids : 0.0 kg

